Bienvenue

Juin arrive et avec lui toutes mes promesses d'écriture. Comme je vous en ai déjà fait part sur ma page facebook et sur SousLeJouG+, je travaille actuellement à la réécriture du Culte du Bruit.

 

Le projet actuel vise à créer un recueil de nouvelles intitulé « Saturation Sensorielle » dans lequel se rassembleront 5 nouvelles axées sur l'un de nos 5 sens. L'objectif est de démontrer en quoi la saturation nous fait oublier tout ce qui se trouve dans la carence. Le projet se veut une sorte de métaphore qui jette un regard critique sur l'abondance du XXIe siècle.

 

Je publierai sur mon blogue l'équivalent d'un peu moins de 50% du recueil de nouvelles, le reste demeurera « secret » afin d'être soumis à différentes maisons d'édition l'an prochain (ou à la fin de l'été).

 

Merci et bonne lecture,

@Fr3dYelle.

« Shuffle » SLJ

  • Amour & Craintes
    Je hais ton regard parce qu'il n'a qu'à croiser le mien pour me faire vibrer d'amour. Ton contact, à la fois timide et franc, est une source de rêve, un moment d'accalmie même au cœur des plus grands tourments.   Charmante, enivrante et envoutante, tu es la drogue...
  • Fuck. Je t'aime.
    Fuck. Je t'aime. Je t'aime pis j'capote pis j'pleure. Je suis terrifié d'être en amour : comme toujours faut croire. Je sais pas encore pourquoi... Je sais pas pourquoi j'ai si peur soudainement. Je me sens dans un état d'épuisement émotivement artistique.  ...
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Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 18:54

Par Fr3dYelle

C’est en 2012 que la jeunesse du Québec entre en croisade.

Pour  d’occultes incultes, il s’agit d’un outrage, d’une révolte.

Et en effet, malheureusement pour eux, cette bravade est leur récolte.

 

Ils ont semé la corruption,

Prôné le capitalisme,

Ils ont manqué de vision

Et vendu l’individualisme.

 

Leur erreur fut de croire en la mort du collectivisme.

La grogne n’était pas absente, elle dormait dans leur cœur

Ce peuple qu’ils appelaient la plèbe allait se lever contre leur vice.

 

Un vice. Mot que l’on définit comme suit :

Défaut dont l’on ne peut se débarrasser.

Une erreur de dictionnaire qui s’apprêtait à être corrigé,

Par une jeunesse mobilisée qu’aucune défaite n’essuie.

 

Une révolution n’est pas une marche paisible sans émotion

C’est un combat de longue haleine, oui je l’ai dit, une croisade dans une arène.

Long est le processus, car le changement ne fait jamais consensus

Mais chaque jour, derrière les premiers marcheurs, de nouveaux sont porteurs.

 

Porteurs d’espoir et de persévérance,

Porteurs de rêves et d’ambitions

Porteur d’un avenir qu’il juge être la semence,

d’un monde sans désillusion.

 

Notre gouvernement est aveugle et déconnecté

Parce qu’il est seul et vautré

Dans une position de pouvoir qui l’a saoulé.

 

Le peuple est aux portes de la guerre civile :

Non parce que vil ou servile,

mais bien parce qu’insurgé devant l’abus et l’obédience bourgeoise.

 

L’État devient policier.

 

Une fois révolté, qu’enverra-t-on mâter la jeunesse dissidente : L’armée?

C’est non seulement injuste, c’est un outrage

Un outrage à ceux qui ont osé rêver,

Une offense pour ceux qui se sont mobilisés.

 

Vous vous en êtes pris à l’éducation,

Une décision que nous contestons.

Nous rejetons votre vision de l’avenir du Québec.

Collectivement.

 

Nous sommes de tous les horizons.

Collégiaux, Universitaires, professionnels et familles : nous avons dit non.

Maintenant qu’humilier vous avez tenté de nous faire,

Assumez l’expression d’une colère nouvelle et sans limites dont vous êtes les responsables.

 

Vous avez déclenché un printemps érable.

Ce printemps québécois vous est peut-être redevable,

Car ce sont vos abus qui ont sonné le glas

Mais jamais il ne vous pardonnera :

 

Jamais nous ne vous pardonnerons…

De vouloir vous en prendre à notre scolarisation,

D’avoir porté atteinte à notre démocratie

De tolérer la violence qui nous est faite

Et de nous réduire à l’état de caprice.

 

Vous nous aviez endormis toutes ses années

Avec vos discours, si bien répétés.

Nous avons profité de ce sommeil pour bâtir un rêve

Et maintenant, c’est un peuple qui se dresse devant vous

  Avec une vision que vous ne lui ferez abandonner avec des matraques et de la suffisance.

Le Québec de demain n’est plus entre vos mains : Il est entre les nôtres.


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Dimanche 18 mars 2012 7 18 /03 /Mars /2012 05:21

Par Fr3dYelle

Nous sommes quelque part au XXIe siècle...

Nous sommes quelque part en Amérique du Nord...

Nous sommes partie intégrante d'une démocratie représentative.

Quelle heure est-il?
Où sommes-nous?
Qui sommes-nous?

Je pose ces questions, car je suis étonné de voir cette confusion devant ce choix qui me semble évident.

Je pose ces questions, car je constate que nous sommes en crise d'identité et que notre famille se questionne quant à son avenir.

Je pose ces questions, car je suis surpris de constater la violence avec laquelle mes frères subissent la répression de mes parents.

Croyez-moi, j'ai vu.

J'ai vu des débats d'idées empreints d'émotion et de passion.

J'ai vu nos pères nous réprimander violemment pour nous dissuader de sortir dans la rue quand plus rien ne va.

J'ai vu un gouvernement, représentant du peuple, ignorer l'opposition, ignorer la plèbe, ignorer la jeunesse et bafouer la démocratie, parce qu'il en avait le pouvoir.

Nous sommes des milliers, mobilisés, déterminés, passionnés.

Nous sommes les porteurs d'un projet de société, d'un avenir que nous jugeons prometteur, un avenir dans lequel nous grandirons, un avenir qui devrait nous appartenir.

Nous sommes des citoyens, nous avons l'appui de plusieurs élus, nous proposons autre chose, nous engageons un dialogue, mais ne récoltons que des horions en guise de réponse.

Que vous faut-il?

Que voulez-vous?

Qu'espérez-vous de nous?

Que nous soyons encore davantage à protester dans les rues?

Que nous acceptions ce qui nous semble insensé et malheureux?

Que nous nous soumettions devant votre mutisme et votre mépris?

Je pose ces questions,

parce que j'ai été dans la rue

avec d'autres gens comme moi

et nous avons constaté votre absence.

Ceci n'est pas de la science-fiction.

Nous sommes en 2012 et le peuple québécois est en droit d'exiger mieux de la part de son gouvernement. Nous vivons dans une démocratie.

Si, parce qu'il en a le pouvoir de par sa majorité, le gouvernement se refuse à tout dialogue avec les citoyens qu'il représente, alors déclenchez des élections, parce qu'un gouvernement ne peut ainsi faire la sourde oreille et être le digne ambassadeur de la démocratie d'un État.


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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 00:34

Par Fr3dYelle

 

Suite à un commentaire qui engendra quelques échanges (voir ce texte), j'ai décidé de me lancer un défi.

#ÉcrireSansRelire (du hashtag twitter créé pour l'occasion) suscita un certain intérêt de la part des membres du groupe facebook SLJ, mais surtout, me fit douter de ma capacité à y parvenir... J'ai donc relevé le défi à peu de chose près.

 

Étonnamment, ça ressemblait presque à de l'écriture automatique au début, mais par après, j'ai ralenti mon rythme et je suis parvenu à faire (je crois, nous verrons) un tout cohérent.

 

Je m'étais imposé ces contraintes :

1000 mots (un peu ambitieux, j'en ai à peu près 850)

1h (réussi)

Ne pas me relire (réussi)

 

Ça donne ceci, je ne l'ai toujours pas relu au moment où je poste le texte, alors espérons qu'il sera...potable au moins ;-)


Seul sous l’arbre des lumières, je suis un voyageur de l’esprit qui a conquis l’univers. Chacune de mes pensées devient réalité lorsque mes paupières closes, la lumière du soleil qu’est ce végétal qui me protège vient percer mes défenses. Je suis alors un homme des cavernes qui subit la plus primitive de ses fonctions, celle qu’est l’idiotie aveugle de croire en autre chose que la réalité, celle qu’est de croire en autre chose que l’homme.

 

Alors que je conquiers le croissant fertile suivi des tribus que composent mes frères et sœurs de sang, je massacre pour une survie que j’aurais pu assurer en collaboration avec ces animaux de ma race, mais je n’oserais jamais la paix, car elle représente un risque d’échec qui mène à la servilité alors que l’échec de la conquête-lui, mène à la mort et ferait de moi un martyr, une figure d’histoire qui laisseraient quelque chose d’autre qu’un succès mitigé derrière-lui.

Je construis donc un empire, le premier de tous les temps et mon tombeau sera une pyramide gigantesque qu’on visitera encore dans 3000 ans et que la pollution, une notion que mes semblables ne comprendront jamais, finira par détruire. Conscient de ma situation, j’engage écrivain et historien pour confiner mes épopées, mes conquêtes, ma puissance et mon ascendance divine, je suis un Roi-dieu qui règne sur un peuple brulé par le soleil qu’engendre l’arbre de la vie.

 

Une pomme touche le sol, elle pourrit et finalement, ses graines pénètrent la terre. Un nouvel arbre nait et moi, l’éternel, je l’observe grandir. À l’automne, ses feuilles volent dans le vent alors que le gout de l’aventure me reprenait. Je la suis jusqu’en méditerranée où je trouve une Cité-État bien prétentieuse qui me querelle que ma gouvernance de despote n’est pas aussi noble que leur démocratie innovatrice. Outré, je vais en macédoine, deviens un Antigone par la force des choses et conquiers tout ce qui contre ma vision était.

 

L’instant d’un clignement, j’entrevois la réalité, ce moi sous un pommier qui conquiert le monde entre deux battements de cils. Puis, lorsque les lumières viennent rompre à nouveau le barrage de mes yeux clos, je suis déjà à la tête d’un nouvel empire situé dans la botte du monde. Je possède une des meilleures armées de l’histoire de l’humanité, je prononce des discours enflammés et chaque jour de ma vie est une opportunité pour moi de mourir, car je suis à la fois célèbre et puissant, les gens qui m’haïssent me convoitent.

 

Mon parcours n’est que guerres et querelles, pourtant j’ai l’impression d’évoluer, de changer. Mais change-t-on vraiment ? La nature d’une chose, si vivante et consciente soit-elle, peut-elle véritablement être changée? Peut-être peut-on l’altérer à plus ou moins grande échelle, peut-être connait-elle des épisodes sporadiques de grandeur, mais peut-on enrayer cette maladie de l’esprit qu’est la croyance du magistral, de l’énorme ?

 

Je traverse le moyen-âge avec cette spiritualité douteuse à l’esprit et j’entreprends de véritables croisades saintes pour me repentir auprès de celui qui, je le crois, me jugera, mais je sais qu’au fond, il s’agit là d’une supercherie et qu’advenant que je me convainque moi-même, il ne faut pas croire que j’aurai dupé l’humanité sur mes véritables intentions. Puis vint un millénaire d’espoir où l’absolutisme cohabitera avec des souverainetés populaires de différentes formes et je poursuis mon rêve de grandeur jusqu’à conquérir cette Terre sur laquelle j’ai vu le jour, jusqu’à la soumettre à ma volonté, jusqu’à…

 

Jusqu’à maintenant. Sous l’arbre des lumières, je me réveille, croyant m’être assoupi un instant comme tout bon voyageur. Mes pensées sont engourdies, j’ai l’impression d’avoir plusieurs milliers d’années soudainement et le poids des âges qui reposent sur mes épaules voutées et endolories. N’y a-t-il donc pas de fin à ce douloureux périple ? N’ai-je donc pas d’autre objectif plus utopique que celui de la conquête et la soumission ? Suis-je un être si imbu malgré un sensibilité et une compréhension-conscience du moi et du monde qui dépasse de loin celle des autres espèces ? Je n’ai plus de spiritualité. Je ne crois plus en Dieu ou en quoi que ce soit d’ailleurs, mais je sens le diable et ses démons qui font griller mon monde en commençant par le nord qui fond.

 

Une pomme me tombe sur la tête, comme pour confirmer que ce réveil est le plus difficile qui soi. Je me frotte le crâne et ramasse l’objet de ma douleur. Animé par un autre de ses sentiments perfides, je décide de me venger et croque la semence de l’arbre. La première bouchée semble délicieuse et me fait du bien, mais lorsque mon regard se pose sur l’aliment-symbole, je constate avec horreur qu’il est troué de petits vers blancs. C’est soudainement infect et ça me laisse un gout amer, peut-être n’est-ce qu’une impression déclenchée par mon centre neurologique, mais je crois davantage qu’il s’agit d’une boutade de l’histoire qui m’illustre par allégorie que ce que j’ai fait de la l’existence lui donne quelque chose d’âcre.

 

 


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  • : Sous le Joug
  • Sous le Joug
  • : Je suis sous le joug de ma capricieuse inspiration et lorsqu’elle me l’impose, je dois lui obéir...et écrire. Mais j’adore écrire, ce n’est donc pas une malédiction qui m’est pénible à supporter. En fait, c’est une passion, un besoin sporadique que j’ai et que j’expose ici, aux yeux de ceux qui le veulent bien. ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ Francis Bacon a dit « On naît. On meurt. C'est mieux si entre les deux on a fait quelque chose. »
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