C’est en 2012 que la jeunesse du Québec entre en croisade.
Pour d’occultes incultes, il s’agit d’un outrage, d’une révolte.
Et en effet, malheureusement pour eux, cette bravade est leur récolte.
Ils ont semé la corruption,
Prôné le capitalisme,
Ils ont manqué de vision
Et vendu l’individualisme.
Leur erreur fut de croire en la mort du collectivisme.
La grogne n’était pas absente, elle dormait dans leur cœur
Ce peuple qu’ils appelaient la plèbe allait se lever contre leur vice.
Un vice. Mot que l’on définit comme suit :
Défaut dont l’on ne peut se débarrasser.
Une erreur de dictionnaire qui s’apprêtait à être corrigé,
Par une jeunesse mobilisée qu’aucune défaite n’essuie.
Une révolution n’est pas une marche paisible sans émotion
C’est un combat de longue haleine, oui je l’ai dit, une croisade dans une arène.
Long est le processus, car le changement ne fait jamais consensus
Mais chaque jour, derrière les premiers marcheurs, de nouveaux sont porteurs.
Porteurs d’espoir et de persévérance,
Porteurs de rêves et d’ambitions
Porteur d’un avenir qu’il juge être la semence,
d’un monde sans désillusion.
Notre gouvernement est aveugle et déconnecté
Parce qu’il est seul et vautré
Dans une position de pouvoir qui l’a saoulé.
Le peuple est aux portes de la guerre civile :
Non parce que vil ou servile,
mais bien parce qu’insurgé devant l’abus et l’obédience bourgeoise.
L’État devient policier.
Une fois révolté, qu’enverra-t-on mâter la jeunesse dissidente : L’armée?
C’est non seulement injuste, c’est un outrage
Un outrage à ceux qui ont osé rêver,
Une offense pour ceux qui se sont mobilisés.
Vous vous en êtes pris à l’éducation,
Une décision que nous contestons.
Nous rejetons votre vision de l’avenir du Québec.
Collectivement.
Nous sommes de tous les horizons.
Collégiaux, Universitaires, professionnels et familles : nous avons dit non.
Maintenant qu’humilier vous avez tenté de nous faire,
Assumez l’expression d’une colère nouvelle et sans limites dont vous êtes les responsables.
Vous avez déclenché un printemps érable.
Ce printemps québécois vous est peut-être redevable,
Car ce sont vos abus qui ont sonné le glas
Mais jamais il ne vous pardonnera :
Jamais nous ne vous pardonnerons…
De vouloir vous en prendre à notre scolarisation,
D’avoir porté atteinte à notre démocratie
De tolérer la violence qui nous est faite
Et de nous réduire à l’état de caprice.
Vous nous aviez endormis toutes ses années
Avec vos discours, si bien répétés.
Nous avons profité de ce sommeil pour bâtir un rêve
Et maintenant, c’est un peuple qui se dresse devant vous
Avec une vision que vous ne lui ferez abandonner avec des matraques et de la suffisance.
Le Québec de demain n’est plus entre vos mains : Il est entre les nôtres.
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